6 habitudes qui peuvent prévenir la perte de mémoire

Quand on parle de perte de mémoire, on pense rapidement à la maladie d’Alzheimer, une maladie cérébrale générative qui touche surtout les personnes âgées entre 60 et 90 ans.

Mais, comme le souligne Ivan Okamoto, neurologue au Centre de la mémoire de l’hôpital Albert Einstein, il est important de comprendre la différence entre la maladie et la « perte de mémoire » propre à l’âge, qui est due au vieillissement. En fait, nous ne devrions pas appeler cela une « perte » de mémoire, mais plutôt un « changement » de mémoire, qui commence à être traité plus lentement, de 60 à 65 ans », dit-il. Dans ce deuxième cas, il est inutile de parler de méthodes préventives, car il s’agit d’un processus naturel.

Concernant la maladie d’Alzheimer, Ivan Okamoto souligne que rien n’est encore totalement prouvé, mais certaines études suggèrent que certaines habitudes (citées ci-dessous) semblent être liées à sa prévention :

1. Activités physiques

Parmi les nombreux avantages que l’activité physique offre, il y a aussi le fait de garder notre cerveau en bonne santé.

« De nombreuses études ont indiqué que la prévention de la maladie est liée à la pratique d’activités physiques aérobies au moins trois fois par semaine », explique le neurologue Okamoto.

2. Alimentation équilibrée

Toujours selon le médecin, il faut maintenir une alimentation équilibrée – avec la présence équilibrée de glucides, de protéines, de graisses, de vitamines, etc. – semble important pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

« On pense que le fait d’associer les activités physiques à une bonne nutrition, avec la présence de légumes et de poisson – qui contiennent des oméga 3 – sans abuser des glucides et autres aliments, est important pour la prévention de la maladie », déclare Ivan Okamoto.

3. Prévention des facteurs de risques vasculaires

Le neurologue ajoute que les personnes qui se « protègent » contre le diabète, l’hypertension, l’obésité et le cholestérol – considérés comme des facteurs de risque vasculaire – sont également en train d’essayer de prévenir la maladie d’Alzheimer.

Pour cela, outre une alimentation équilibrée associée à des activités physiques, il est très important de se rendre régulièrement chez les médecins et de réaliser tous les examens demandés par les professionnels.

4. Maintenir une activité intellectuelle active

Vous avez peut-être entendu dire que faire des mots croisés et jouer aux échecs sont des mesures importantes qui peuvent aider à prévenir la perte de mémoire. Le neurologue Ivan Okamoto explique que ce n’est pas un mythe, mais qu’il s’inscrit dans une idée plus large : maintenir l’activité intellectuelle active, en équilibre avec les loisirs.

« Les mots croisés, les échecs, les jeux vidéo peuvent même aider. Mais je continue à suggérer d’aller au cinéma, de lire, de regarder des spectacles au théâtre. Tout cela s’inscrit dans l’idée de maintenir une activité intellectuelle », explique le médecin.

5. Traiter correctement un cas de dépression

Selon le neurologue Okamoto, une dépression non guérie peut être associée à des plaintes de manque de concentration et, plus tard, de mémoire.

Par conséquent, en cas de dépression, le problème doit être traité avec un suivi médical et la personne ne doit jamais ignorer ce problème, et encore moins s’auto-médicamenter.

6. Bien dormir

« C’est pendant le sommeil que nous consolidons nos souvenirs. En d’autres termes, il est construit, organisé à cette époque », explique le neurologue Okamoto. C’est pourquoi il est très important de passer de bonnes nuits de sommeil.

Que faut-il éviter ?

Ivan Okamoto souligne qu’il est essentiel d’éviter l’alcool, les drogues et certains médicaments. Même l’acte d’automédication. Parce que ces habitudes interfèrent avec la capacité de concentration et peuvent être liées à la perte de mémoire.

Maladie d’Alzheimer : symptômes, diagnostic et traitement

Les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sont la perte de mémoire et l’altération du comportement. Mais il convient de souligner que ce n’est pas toute perte de mémoire qui est inquiétante, mais plutôt celle qui se répète et commence à compromettre la vie quotidienne d’une personne.

Le diagnostic est établi par un entretien médical et l’exclusion d’autres maladies, au moyen de tests sanguins et d’images (tomographie ou résonance magnétique).

Quant au traitement, il existe actuellement des médicaments qui stabilisent la maladie ou ralentissent le taux de perte fonctionnelle en cinq ans ou plus, offrant ainsi plus de temps avec une qualité de vie au patient et à ses proches.

Vous en savez maintenant plus sur la maladie et surtout sur le fait qu’une alimentation équilibrée, associée à la prévention des facteurs de risque vasculaire (hypertension, diabète, obésité) et à la pratique d’activités physiques aérobies au moins trois fois par semaine, est le meilleur moyen de tenter de prévenir la maladie.

Cancer de l’estomac : les bactéries peuvent aussi être un déclencheur
Vos patients connaissent-ils leur risque cardiovasculaire ?