Comment injecter correctement l’insuline ?

Des experts expliquent ce que les patients diabétiques doivent prendre en compte lors du choix de la zone cutanée, de la longueur de l’aiguille et du site de piqûre pour les injections d’insuline.

Bien choisir la zone d’injection

De nombreux diabétiques s’injectent de l’insuline plusieurs fois par jour, près de 90 % ont recours à l’utilisation d’un stylo à cet effet. Entre autres choses, la technique et le lieu de l’injection déterminent le bon fonctionnement de l’hormone. Il est particulièrement important de noter l’heure de l’injection. En effet, il arrive sans cesse que les patients atteints de diabète supposent s’être injectés d’insuline, mais ne l’ont pourtant pas fait. En réalité, ils se souviennent de l’injection d’avant-hier, affirme un spécialiste.

En principe, l’insuline avec une action rapide injectée au moment des repas est mieux administrée dans l’abdomen. Les insulines humaines à action prolongée, en revanche, s’appliquent mieux sur la face externe des cuisses ou sur les fesses des diabétiques. Pour éviter l’inflammation de la peau, il faut changer régulièrement le point d’injection dans ces zones. Une telle rotation peut se faire selon quatre quadrants, qui sont visités dans le sens des aiguilles d’une montre, durant la semaine. Les insulines troubles, appelées NPH et insulines mixtes doivent être doucement balancées d’avant en arrière vingt fois avant d’être administrées afin de s’assurer que le principe actif soit bien distribué.

Quelles précautions avant l’injection ?

Avant l’injection, le patient doit s’assurer que le site d’injection ne présente pas de changements cutanés. La peau doit être propre et non enflammée ou rougie. Évitez également les sites présentant des cicatrices ou des taches de naissance. Les diabétiques qui utilisent un stylo doivent vérifier sa fonction avant l’injection. Pour ce faire, réglez une ou deux unités, tenez le stylo verticalement avec l’aiguille dirigée vers le haut, appuyez sur le bouton de dosage et vérifiez si l’insuline s’échappe à la pointe de l’aiguille. Si ce n’est pas le cas, répétez la procédure. Lorsque le stylo est prêt à l’emploi, la dose d’insuline souhaitée peut être réglée.

Le patient forme alors un pli de peau avec le pouce et l’index au point de ponction. Idéalement, l’aiguille est insérée verticalement dans le tissu adipeux sous-cutané à un angle de 90 ° par rapport au site de ponction. Injectez l’insuline lentement et régulièrement, laissez l’aiguille dans la peau pendant une dizaine de secondes pour que le traitement soit bien ingéré. Enfin, retirez à nouveau l’aiguille à un angle de 90 ° et relâchez le pli.

Astuces d’injection d’insuline

En ce qui concerne la caractéristique des aiguilles, il faut savoir que l’épaisseur maximale de la peau est de 3 millimètres, les aiguilles de 4 à 6 millimètres de long suffisent pour les adultes. S’il y a suffisamment de tissu graisseux sous-cutané au point d’injection pour exclure la possibilité d’une piqûre musculaire, cette dernière peut également être effectuée sans la formation d’un pli cutané.

Près de la moitié des patients souffrant de diabète recevant une injection d’insuline présentent une lipohypertrophie. Il s’agit d’épaississements semblables à des bombements ou des accumulations de cellules graisseuses qui peuvent être palpées. Dans ce cas, la piqûre est moins douloureuse, mais l’insuline ne peut plus fonctionner correctement. En conséquence, les patients diabétiques s’injectent des doses toujours plus élevées.

Si vous avez l’impression que l’insuline perd son effet ou que votre glycémie n’est pas normale, vous devez consulter votre médecin traitant, votre diabétologue ou votre conseiller en diabète. Ces experts peuvent examiner la peau et donner de précieux conseils sur les bonnes pratiques d’injections (sites d’injection, dose, utilisation…). Parfois, il est nécessaire de procéder à un nouvel ajustement du dosage puis de procéder à un examen, une instruction ou un contrôle approfondi et répété de la technique d’injection avec les mêmes conditions quotidiennes qu’à l’hôpital.

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