Psychothérapie ou médicaments ?

L’alternative psychothérapie ou médicaments peut paraître iconoclaste : ces deux approches thérapeutiques ont des objectifs et des mécanismes d’action différents, et ne peuvent donc pas être placées sur le même plan et comparées. Pourtant, dans la vie réelle, la question se pose souvent en ces termes. Du point de vue du psychiatre, une personne en demande de soins peut relever de l’une de ces deux situations assez différentes : elle peut être en souffrance dans l’ici et maintenant et chercher un soulagement assez rapide, ou elle peut avoir conscience de fragilités psychologiques durables et souhaiter les atténuer pour aller mieux, surtout dans l’avenir. Classiquement, la première situation conduirait plutôt à une proposition de médicament, et la seconde, de psychothérapie. Ce principe n’est pas faux, mais demande à être nuancé. Une médication est considérée comme indispensable dans les troubles psychiatriques graves comme la schizophrénie, les troubles bipolaires de l’humeur, ou encore des dépressions très sévères dites mélancoliques. Les risques suicidaires et/ou de désinsertion sociale y sont tels que ne pas secourir le patient serait une faute éthique et professionnelle grave. Dans ces cas, les psychothérapies seules ne peuvent être suffisantes. Les maladies et troubles psychologiques sont très variés et vont des plus graves aux plus simples. Le fait est que tous ont besoin d’un traitement et que la plupart sont curables. Cependant, dans certains cas, une psychothérapie est suffisante et dans d’autres, il est nécessaire d’introduire des médicaments, qui compléteront le traitement. Seul un rendez-vous avec un psychologue et un psychiatre peut déterminer votre cas. Il n’est pas facile de déterminer si la situation nécessite ou non la prise de médicaments. Ce qu’on a vu aujourd’hui, c’est qu’en raison de la précipitation, du stress et de la grande rapidité avec laquelle les choses se passent, les gens prennent des médicaments sans discernement parce qu’ils cherchent un soulagement rapide. Le problème est que certains symptômes inconfortables peuvent même disparaître, mais ils ne guérissent pas la maladie centrale, qui peut être à l’origine d’insomnie, d’anxiété, de frustration, et même de dépression.

La meilleure médecine est le partenariat entre le médecin, le psychologue et le patient.

Les médicaments ne peuvent être administrés que par des médecins. Les psychologues ne peuvent pas les prescrire. L’idéal est qu’un partenariat soit établi entre le médecin, le psychologue et le patient, afin de combiner la psychothérapie et les médicaments, au moins pendant un certain temps. Normalement, le patient prend le médicament pendant la phase la plus aiguë de la maladie : crise, puis on peut le diminuer, et même l’arrêter, et la thérapie se poursuit, car il s’agit d’un traitement ayant des effets à court terme. Le principal danger de l’adoption de certains médicaments sans indication et conseils médicaux appropriés est qu’ils agissent en transmettant un sentiment d’efficacité, car ils diminuent les symptômes. Mais lorsque vous arrêtez de les prendre, ils reviennent, et souvent de manière plus intense, et même incontrôlée. Donc, à cet égard, tous les soins sont minimes. Un cas classique de cabinet de psychologue est celui du patient qui arrive en se plaignant, par exemple, d’une anxiété extrême. Lors de l’anamnèse qui est le premier entretien que le professionnel de santé mène avec le patient afin de tracer, les lignes du traitement, le psychologue apprend que le patient ne peut pas dormir et n’a eu que deux à trois heures de sommeil par jour depuis des mois. En d’autres termes, vous ne pouvez pas suivre une thérapie dans un état de staphylocoque causé par un manque de sommeil. Vient ensuite la nécessité de prendre des médicaments pour lutter contre l’insomnie, puis le psychologue recommande d’aller voir le psychiatre, qui peut prescrire les médicaments. Ainsi commence le partenariat déjà mentionné.

Les médicaments modifient la constitution chimique du cerveau.

Les médicaments qui agissent sur le système nerveux central sont appelés substances psychotropes. Ils agissent sur la conscience, la perception, l’humeur et le comportement et peuvent avoir des conséquences directes et indirectes sur d’autres capacités cognitives. Avec elles, la constitution chimique du cerveau est altérée, ce qui peut entraîner une dépendance physique ou psychologique. C’est pourquoi seul le médecin peut établir quand commencer, quels remèdes sont les plus appropriés, quand et comment arrêter ? La situation est grave. Aujourd’hui, les antidépresseurs sont parmi les médicaments les plus consommés par la population brésilienne, selon les recherches, et la dépression est la maladie mentale la plus courante. Il convient également de rappeler que plusieurs études remettent en question l’efficacité de certains médicaments antidépresseur populaires. En attendant, la psychothérapie se présente de plus en plus comme un traitement efficace. L’aide du psychologue, par le biais d’une thérapie, présente un avantage supplémentaire par rapport aux médicaments, elle n’a pas d’effets secondaires et ne provoque pas de dépendance physique. Le traitement psychologique peut avoir plusieurs approches, par exemple, s’il se concentre davantage sur les symptômes, ou l’appel de l’intégratif, lorsque le centre d’intérêt est l’image centrale du patient. Il est essentiel de consulter un professionnel de la santé sur la nécessité d’un médicament.

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