Tout savoir sur la maladie de Parkinson : symptômes, traitements, questions, conseils, exercices…

Quid de la pratique d’un exercice physique lorsqu’un individu est atteint de la maladie de Parkinson ? Oui, pour « contrer » les symptômes moteurs, et donc faciliter les mouvements. L’exercice doit être léger, et non épuisant. Une simple marche quotidienne suffit à améliorer la souplesse des articulations et à contrer la raideur.

En général, l’exercice améliore :
– la force musculaire
– la flexibilité des articulations
– l’équilibre
– la démarche
– la coordination (fluidité et précision des mouvements)
– la capacité à mener les activités normales de la vie quotidienne
et aide à prévenir :
– la constipation
– les troubles du sommeil
– l’ostéoporose

Les exercices recommandés :
Rotation du torse. Favorise la mobilité du cou, des épaules et des muscles du torse
1-Mettez vos mains sur vos épaules
2-Tournez lentement la tête, le cou et le torse d’un côté puis de l’autre jusqu’à ce que vous sentiez un léger étirement des muscles du torse
3-Répétez 10 fois

Allongement du tendon du mollet. Pour augmenter la flexibilité des genoux et favoriser une bonne posture verticale
1-Posez une jambe sur un tabouret haut, l’autre pied est au sol
2-Posez vos mains sur votre genou et penchez-vous en avant jusqu’à ce que vous sentiez les muscles dorsaux de votre genou s’allonger. Comptez jusqu’à 10.
3-Répétez 5 fois par jambe

Roulez votre tête. Améliorer la flexibilité du cou
1-Tourner lentement la tête d’un côté puis de l’autre, en regardant par-dessus l’épaule, jusqu’à ce que vous sentiez les muscles de votre cou s’étirer légèrement. Maintenez la position pendant 10 secondes à chaque fois.
2-Répétez 10 fois

Renforcez les muscles de vos hanches
1-Allongez-vous sur le lit ou sur le sol avec les genoux pliés et les pieds au sol
2-Lève les hanches aussi loin que possible du sol/du lit
3-Répétez 10 fois

En position verticale
La position correcte à maintenir est la suivante : Les épaules en arrière, le dos droit sans se pencher en avant, évitez de plier les hanches ou les genoux.

Marcher
C’est très important, et cela augmente l’endurance.

Existe-t-il d’autres approches non pharmacologiques qui soient utiles ?

En plus de l’exercice, de nombreux patients pensent que les thérapies non pharmacologiques sont très utiles pour promouvoir un état de bien-être psycho-physique général et améliorer la qualité de vie. Il faut donc envisager la physiothérapie, qui améliore le mouvement et la force musculaire, l’orthophonie, l’ergothérapie (évaluer les patients dans leurs activités quotidiennes, afin de suggérer des stratégies leur permettant d’être aussi autonomes que possible, ainsi que d’adapter l’environnement dans lequel ils vivent au fur et à mesure de l’évolution de la maladie), la thérapie sexuelle.

Comment puis-je éviter les chutes ?

Les chutes sont plus fréquentes aux stades avancés de la maladie, et augmentent généralement après la dixième année. Elles sont dues à différentes causes : des épisodes de « gel », au cours desquels le patient perçoit les pieds comme collés, gelés au sol, et a tendance à étirer le torse vers l’avant ; mais aussi l’hypotension orthostatique, c’est-à-dire une baisse de la pression sanguine lors du passage de la position assise à la position debout.
Le suivi d’un programme de rééducation motrice permet non seulement de réduire le risque de chute, mais aussi d’apprendre à tomber, afin de se blesser moins.
Si le risque de chute est élevé, l’utilisation d’un déambulateur peut également être recommandée aux moments de la journée où des blocages moteurs se produisent.

Pourquoi je souffre de constipation?

La constipation ou la constipation est une conséquence de la lenteur des mouvements et donc de la maladie elle-même, mais aussi de certains médicaments qui peuvent être prescrits pour le traitement de la maladie de Parkinson. Avoir un bon fonctionnement intestinal est particulièrement utile si vous prenez de la lévodopa : pour être absorbée, elle doit passer de l’intestin au sang, et de celui-ci au cerveau. Tout ce qui ralentit l’intestin peut réduire l’effet de la thérapie.
Certains conseils simples vous aideront à y parvenir:
1- Consacrez-vous à une activité physique régulière
2- Consommez des liquides correctement (1,5 litre d’eau par jour, 8 à 10 verres par jour)
3- Choisissez un régime alimentaire riche en fruits et légumes et en fibres en général.

J’ai des problèmes d’insomnie, est-ce normal ?

Oui, de nombreux symptômes liés à la maladie de Parkinson, et même plus généraux, comme la raideur, la douleur, l’anxiété, la dépression, peuvent avoir un impact négatif sur le sommeil. Cependant, certains médicaments utilisés pour traiter la maladie peuvent également avoir un effet excitant, en réduisant les heures de sommeil. Parlez-en à votre médecin, pour trouver la bonne solution, qui peut aller de simples astuces qui vous aident à mieux dormir, à des techniques de relaxation, à la prescription de certains médicaments comme un anxiolytique.
Un « bon » sommeil est très important, pour dépenser au mieux son énergie.

Je me sens souvent fatigué, de quoi cela dépend-il ?

La fatigue physique et/ou mentale est très fréquente chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, et peut être l’un des premiers symptômes qui apparaissent. La fatigue peut être causée par plusieurs facteurs, dont les médicaments, la maladie elle-même (efforts pour gérer les symptômes mais aussi les changements chimiques dans le cerveau), les troubles du sommeil, la dépression.
La fatigue peut être « corrigée », mais il est important d’identifier la cause sous-jacente. Voici cependant quelques conseils généraux :
prévoyez tout le temps nécessaire pour effectuer les différentes activités, apprenez à reconnaître et à profiter des moments où les médicaments sont plus efficaces et où vous vous sentez moins fatigué, veillez à ce que l’alimentation soit équilibrée en tant qu’apport énergétique et évitez la constipation qui provoque la fatigue, faites régulièrement de l’exercice pour garder vos muscles toniques.

Est-ce que vous devez changer votre régime alimentaire ?

Oui, la composition des aliments et le moment de les consommer peuvent varier en fonction de la thérapie que vous suivez. Par exemple, il a été scientifiquement prouvé qu’un régime hypoprotéique au déjeuner contribue à améliorer l’efficacité de la lévodopa. La lévodopa doit être prise 15 à 30 minutes avant les repas, mais si elle provoque des nausées, elle peut être prise en même temps qu’un petit en-cas à faible teneur en protéines.
En gardant ces précautions à l’esprit, le régime alimentaire ne doit cependant pas être restrictif, mais équilibré et surtout varié dans le choix des aliments, et aussi dans les modes de cuisson.
Il est également permis de ne pas consommer plus de 1 à 2 verres de vin par jour, de préférence rouge, tandis que les spiritueux doivent être réduits ou éliminés. Oui au café et au thé.

J’ai des difficultés à avaler la nourriture, que puis-je faire ?

Dans la maladie de Parkinson, il devient difficile d’avaler rapidement. Voici ce qu’il faut faire:
-Soyez bien droit en mangeant et en buvant
-Avant de commencer à manger, pensez aux différentes étapes de la déglutition : lèvres fermées, dents jointes, nourriture sur la langue, soulever la langue vers le haut puis vers l’arrière et avaler (vers le haut, vers l’arrière, vers le bas)
Inclinez la tête légèrement vers l’avant, ne pas revenir en avalant
-Manger lentement et prendre de petites quantités à la fois pour éviter que la nourriture ne s’arrête dans la bouche
-Dégluer les petites bouchées après les avoir bien mâchées
-Mâcher bien et déplacer la nourriture avec la langue
– Faire un effort pour mâcher d’abord d’un côté puis de l’autre
-N’ajouter pas plus de nourriture dans la bouche avant d’avoir avalé la bouchée précédente
-En option, vous pouvez faire des en-cas plutôt que trois repas principaux.

Pourquoi la dépression est-elle si fréquente ?

Dépend de divers facteurs. Il est courant que les patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de dépression à un moment donné de leur maladie, ou même au moment du diagnostic, comme une réaction naturelle. Certains cas de dépression dépendent toutefois de la maladie de Parkinson elle-même, en ce sens qu’elle peut réduire les niveaux de certains neurotransmetteurs régulateurs de l’humeur. En général, la mélancolie et l’anhédonie, c’est-à-dire l’incapacité de trouver des activités ou des situations agréables qui le sont normalement (perte de motivation, d’énergie et d’intérêts), sont plus fréquentes. D’autres symptômes sont les troubles du sommeil et de la mémoire.
La dépression peut être « guérie » de différentes manières et sur plusieurs fronts : en essayant de réduire le niveau de stress, en établissant la thérapie correcte pour la maladie de Parkinson afin de garder les symptômes sous contrôle en faisant de l’exercice. La thérapie cognitivo-comportementale améliore également les symptômes psychologiques, en transformant les pensées négatives en pensées positives, ou en tout cas en une attitude plus réaliste. Enfin, si ces mesures ne sont pas suffisantes, des antidépresseurs peuvent également être utilisés.

Aurai-je des conséquences sur ma vie privée/sexuelle ?

Il est normal que le diagnostic de la maladie de Parkinson suscite des doutes et des questions sur ces deux aspects. Souvent, le fait de découvrir que vous avez la maladie de Parkinson est une source de remise en question de votre « vie » en général, de vos objectifs, de vos sentiments, et cela peut vous amener à être moins enclin envers votre partenaire, tant affectivement que sexuellement, ou à penser que votre partenaire pourrait le devenir.
Quelle que soit votre préoccupation, essayez de parler librement avec votre partenaire, cela aide à réduire les tensions, à résoudre les doutes, et à ne pas vous égarer.
Un lien émotionnel « fort » dans tous les sens du terme est fondamental pour affronter et vivre une vie pleinement satisfaisante, même lorsqu’on souffre de la maladie de Parkinson.
Les patients ne doivent pas non plus avoir peur de demander des informations ou de l’aide aux médecins ou aux associations de patients sur les problèmes de couple ou les problèmes sexuels qui peuvent se poser.
Une des questions les plus fréquentes est de savoir si la maladie de Parkinson peut affecter l’activité sexuelle. Il n’y a pas de réponse unique qui soit certaine et valable pour tout le monde dans ce sens, car les symptômes et l’évolution de la maladie elle-même sont différents d’une personne à l’autre. Selon certains patients, la maladie de Parkinson a peu d’effet sur la relation émotionnelle et sexuelle, alors que pour d’autres, elle a un impact plus important, et ils cherchent un soutien à cet égard.
En général, la maladie de Parkinson peut affecter les aspects physiques (par exemple, les effets sur l’érection, l’orgasme ou l’acte sexuel lui-même) en raison d’une diminution de la flexibilité/mobilité ou d’une augmentation de la fatigue. Le kinésithérapeute ou le spécialiste peut donner des informations sur la manière de traiter ces aspects. Parfois, même les médicaments contre la maladie de Parkinson peuvent avoir un effet sur la fonction sexuelle. Il est donc important de les signaler à votre médecin afin qu’il puisse apporter les changements appropriés.
– Les aspects psychologiques tels que la dépression, le stress ou l’anxiété peuvent également réduire le désir, ou modifier l’acte sexuel, créant parfois un cercle vicieux. Encore une fois, ces aspects doivent être discutés avec le partenaire et le médecin.

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