Santé et sécurité au travail : prévenir les risques psychosociaux en entreprise

Risques psychosociaux en entreprise
Les risques psychosociaux (RPS) sont de plus en plus présents dans le quotidien de nombreux salariés. Ce phénomène ne semble d’ailleurs pas privilégier un secteur d’activité au détriment d’un autre. Les conséquences sont plutôt lourdes tant sur la santé des employés que sur la vie de l’entreprise. Il existe toutefois des moyens de prévention efficace de même que des mesures obligatoires qui s’appliquent à l’entreprise et surtout à l’employeur.

Les risques psychosociaux, qu’est-ce que c’est ?

Par risques psychosociaux, vous devez comprendre qu’il s’agit de situations de travail dans lesquelles un salarié se retrouve confronté à du stress ou de la violence (harcèlement, menace, insultes, etc.). Dans ce cas précis, la violence est qualifiée d’interne et d’externe. Elle est interne lorsqu’il s’agit de violences commises par les salariés et externe quand ce sont des personnes extérieures à l’entreprise qui s’en prennent aux salariés. Comme le mentionne idprevention.com, de nombreux facteurs sont à la base de ce phénomène.

En effet, il se peut que l’activité de l’entreprise elle-même soit à la base des RPS ou alors il s’agit des relations de travail ou de l’organisation générale de l’entreprise. Les conditions favorables au développement des risques psychosociaux sont entre autres la surcharge de travail, la diminution du temps de repos, les conflits de valeur (concurrence entre salarié, injustice, directives contradictoires des supérieurs, etc.), la dégradation des rapports sociaux (mauvaise entente entre salariés, non-respect de la vie privée, etc.), la réorganisation structurelle sans consulter ou informer les salariés, etc.

Quelles en sont les conséquences sur une entreprise ?

Avant d’aborder les répercussions de ces risques sur les entreprises, il est important d’en aborder les conséquences sur la santé des travailleurs. Les RPS entraînent de graves problèmes de santé physique et émotionnelle qui peuvent parfois conduire au suicide. Ainsi, chez un salarié confronté aux RPS, il est fréquemment retrouvé des cas de dépression, d’anxiété, d’accès de colère, d’épuisement professionnel et même de maladies cardio-vasculaires.

Pour en revenir aux entreprises, on observe une baisse vertigineuse des performances. De plus en plus de travailleurs s’absentent, ce qui rallonge les heures et alourdit la charge de travail des autres. L’ambiance au sein de l’entreprise est également très chaotique et des disputes peuvent éclater à tout bout de champ. Il n’est pas non plus rare d’assister à une démission massive des salariés ou une perte de communication entre les différentes équipes. En dehors de ternir l’image de l’entreprise, les conséquences des RPS influent également sur les autres salariés qui n’ont pas été exposés aux RPS.

Comment éviter les risques psychosociaux ?

Dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux, une procédure axée sur le travail en entreprise et son organisation est à envisager. Cela revient globalement à améliorer les conditions de travail et à agir sur les principaux facteurs de risques identifiés. De ce fait, il n’existe pas un protocole de prévention standard, car ce dernier varie d’une entreprise à une autre en fonction notamment de la taille.

De façon générale, prévenir les risques psychosociaux revient à rendre la vie en entreprise plus favorable au bien-être mental et physique des salariés. Cela s’explique par une meilleure organisation du travail en équipe, une répartition suffisante de la marge de manœuvre ainsi que l’association des salariés à la prise des décisions les concernant.

En ce qui concerne les actions concrètes à mener en entreprise pour éviter les RPS, vous avez entre autres l’adaptation du travail selon les ressources et les compétences du salarié, l’organisation du travail dans l’optique de le rendre plus stimulant et l’instauration d’une communication fluide entre tous les membres de l’entreprise. Il n’est pas non plus rare de recourir à un psychologue du travail pour accompagner les salariés.

Pour ce qui est de prévenir les violences externes, un meilleur aménagement de l’entreprise s’impose. Par ailleurs, si la situation dans l’entreprise semble trop complexe, un diagnostic approfondi est requis. Dans ce cas, ce sont des institutions externes à l’entreprise qui s’occupent de ce diagnostic. Avec les résultats obtenus, le plan d’action s’établit et bénéficie d’un programme de suivi.

Quelles sont les réglementations professionnelles sur les risques psychosociaux ?

Selon les diverses réglementations, les RPS sont à classer dans la catégorie des risques professionnels et c’est à l’employeur que revient l’obligation générale de sécurité. À ce titre, tout employeur a pour obligation de veiller à la sécurité et au maintien de la santé de ses salariés. À cet effet, il est tenu d’évaluer tous les risques professionnels au sein de son entreprise et de prendre les mesures idoines. Pour prévenir les RPS, l’employeur s’appuie sur les principes généraux de prévention.

Ces derniers stipulent l’éradication des risques à leur source tout en adaptant le travail à celui qui doit le réaliser. Ils poursuivent en demandant d’intégrer au protocole de prévention, tout ce qui a trait au travail, mais aussi les facteurs contextuels comme les relations sociales.

Il y a également des dispositions particulières qui s’appliquent à la réglementation du travail de nuit, du travail supplémentaire, ainsi qu’à la non-discrimination en milieu professionnel. Il y a aussi les réglementations particulières sur les risques liés aux bruits et au travail en face d’un écran. Enfin, vous avez des accords nationaux interprofessionnels faisant état des actions à mener en cas de stress, violence ou harcèlement moral au travail.

Toutefois, ces systèmes ne sauraient être mis en place qu’après l’analyse et l’identification des facteurs de RPS propres à chaque entreprise. Le niveau des risques psychosociaux est ainsi établi et un plan d’action efficace se met en place. Mais la pérennité de ce plan d’action repose essentiellement sur de nombreux piliers. Il s’agit d’abord de l’engagement de l’entreprise et notamment de la direction à suivre le protocole établi et l’association de tout le personnel ainsi que du médecin de travail au processus.


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